À propos

Le vivant m’attire, j’y viens et reviens, m’en éloigne pour le regarder autrement, avec amour. Formes rassurantes d’un univers familier, mes œuvres sont des sujets, des visages ou animaux surgis de l’acier.

La tôle est mon matériau de prédilection : une tôle d’acier brut, industriel dont j’explore les couches, la profondeur (tôle de 10, 15 ou 20/10). Je me suis efforcée de maîtriser la technique, le matériau, pour mieux m’approprier ses contraintes physiques. Le plaisir de faire est plus grand encore : je vagabonde en découpant librement et les formes viennent.

A la craie de Briançon, épaisse, effaçable, je dessine et anticipe mes volumes. Alors, entre 1400 et 1500°C, je tisse, fais de la dentelle avec mon acier qui s’affine ou s’épaissit. La lumière rouge orangée, chaude du métal, de la flamme de la torche dompte ma tôle noire et froide. Elle m’hypnotise, m’envoute.

Tôles froides marquées par le feu, faites d’ombres et de lumières, de vides et de pleins, solides et fragiles, ces petites histoires métalliques évoquent le vivant dans ce qu’il a de contrasté, d’ambivalent, d’incertain. Elles parlent d’une quête d’équilibre, même fragile.